1, 2, 3 … lisez ces 3 livres au plus vite !

 

Cet article participe à l’évènement “Les 3 livres qui ont changé votre vie” du blog Des Livres pour changer de vie. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ci.

 

Je souhaite vous présenter les trois livres qui ont changé ma vie.

 

La maladie a-t-elle un sens ?

Le premier livre est celui du docteur chirurgien, devenu thérapeute : Thierry JANSSEN

Il a écrit plusieurs ouvrages dont « La maladie a-t-elle un sens ? ».

A l’époque où je l’ai lu, cela faisait seulement 3 ans que je savais être atteinte de la sclérose en plaques.

J’avais fini de le lire dans le TGV en provenance de Paris et qui me ramenait à Montpellier. En mai 2010, j’étais partie sur Paris afin d’assister à la remise des prix du concours de vidéo SEPasduciné, organisé par l’UNISEP, afin de recevoir la mention spéciale du jury pour ma vidéo remake du film culte « Le Père Noël est une ordure« .

Pour info, je sortais alors d’une longue errance médicale : cela faisait des années que je me plaignais de troubles divers tels que la fatigue chronique, des picotements dans les pieds, des troubles visuels, etc. On me répondait à chaque fois : « vous n’avez rien ! » Bref, c’était pour eux « dans la tête« .

Extraits du livre :

« A chacun ses maladies. A chacun ses souffrances. A chacun son existence. A chacun sa manière de faire du sens« .

« Comme toutes les crises, la maladie est une occasion de changer, une opportunité d’évoluer, une invitation à grandir. »

 

Ce livre a changé ma vie en ce sens qu’il m’a amené à m’interroger sur le sens à donner à ma maladie. Ayant la sclérose en plaques depuis des années (le Professeur L. du CHU de Montpellier fait remonter les 1ers signes de la maladie à mes 12/13 ans), je ressens comme un dysfonctionnement au sein de mon être que mon corps a cherché à révéler via la maladie. C’est un peu comme s’il avait cherché à me dire que je vivais par procuration pour réparer la souffrance d’autres personnes (ma mère orpheline à 14 ans, mon père malheureux qui a abusé de moi enfant). Finalement, le silence de ces personnes qui n’ont jamais osé dire qu’elles avaient souffert et osé demander de l’aide a été transformé en la maladie que je porte comme une croix sur le dos, ou comme un karma transgénérationnel.

Il m’a fallu du temps pour comprendre tout cela.

Ce livre a constitué une première pierre à cette prise de conscience mais un autre livre a été déterminant pour moi.

Il s’agit de : Psychopathologie de l’enfant psychosomatique de Romain LIBERMAN.

 

Psychopathologie de l’enfant psychosomatique

A la lumière de la clinique psychosomatique infantile, l’auteur tente de déchiffrer le message somatique pathologique émis par l’enfant. Autrement dit, en considérant l’enfant et ses symptômes comme le produit de son histoire individuelle et de ses interactions familiales et sociétales.

C’est grâce à ce livre que j’ai cessé d’être dans le déni, que j’ai osé ouvrir les yeux sur mon état de santé actuel : oui je suis anorexique !

Je ne vous parle pas d’anorexie mentale mais d’anorexie psychogène (ou anxiogène).

Dans ce livre, on y parle de l’anorexie du nourrisson, qui intervient entre 6 et 12 mois, au moment du passage à la nourriture solide.

Je me suis retrouvée dans ce livre lorsque je me souvenais des plats que mon père cuisinait « par amour » et que je me devais de terminer en pensant à ces « pauvres chinois » qui n’avaient pas ma chance de pouvoir terminer leur assiette !

Le refus de s’alimenter du nourrisson est de deux types :

  • les troubles alimentaires causés par des problèmes physiologiques
  • ceux causés par les parents

L’anorexie du nourrisson est ici l’expression d’un conflit entre le bébé et ses parents. Il s’agit d’une lutte psychologique. L’origine est souvent que l’enfant a été forcé de manger.

Pour une quelconque raison l’enfant s’alimente moins. Ses parents le forcent, l’enfant se braque et ne mange plus. Rapidement un cercle vicieux s’installe alors : plus l’enfant refuse de manger plus ses parents frustrés et anxieux l’y obligent. A ce moment là, les parents transmettent leur stress à l’enfant, ce qui a pour effet de le bloquer encore plus car il va vite associer le stress au fait de manger.

Pour moi, ce n’était pas le passage à la nourriture solide (je n’étais plus une enfant mais une jeune adolescente) mais le passage à l’âge adulte, à une époque où ma mère cherchait à prendre son autonomie face à un mari qui ne voulait pas qu’elle travaille. Comme j’avais faim, je mangeais les repas que mon père nous préparait (pour mes deux frères et moi) mais mon corps s’était manifesté via des troubles digestifs fonctionnels (ce que les médecins appellent de la dyspepsie fonctionnelle) .. qui perdurent encore à mon âge ! (49 ans)

Dernièrement mon poids ayant chuté à 39 kilos (pour 1m65), j’ai évité de justesse l’hospitalisation !

 

Enfin, je vais terminer la liste par un ouvrage de JAN CHOZEN BAYS : Manger en pleine conscience : redécouvrir la sagesse innée du corps

 

Manger en pleine conscience : redécouvrir la sagesse innée du corps

Ici il est question de transformer notre relation avec la nourriture. J’ai particulièrement aimé dans ce livre l’énumération des différents types de faim. Il y parle de la faim de l’estomac mais aussi de la faim des yeux et de la faim du cœur. J’ai lu ce livre il y a déjà 4 ou 5 ans à une époque où je cherchais à mieux comprendre le lien entre estomac et émotions, entre corps et esprit.

Si vous avez des problèmes de surpoids ou bien si vous rencontrez des troubles du comportement alimentaire, je vous invite vraiment à lire cet ouvrage.

 

Les troubles du comportement alimentaire (tels que l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie) ou aussi appelés les TCA feront bientôt l’objet de prochains articles sur le blog.

 

 

 

 

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Qu’est-ce que le stress digestif ?

Les troubles digestifs sont nombreux, variés et fréquents

1 français sur 3 en souffre périodiquement ou de façon chronique.

Mais avant de parler des troubles digestifs, voyons d’abord qu’est-ce qu’une « bonne digestion, une digestion normale.

 

Qu’est-ce qu’une bonne digestion ?

La digestion est un processus biologique au cours duquel les aliments sont dégradés et transformés en nutriments assimilables, pour traverser ensuite la paroi intestinale afin d’entrer dans la circulation sanguine.

La digestion commence dans la bouche, où les aliments sont broyés et mélangés à la salive, puis elle se poursuit dans l’estomac, qui sécrète des sucs digestifs acides, continuant de dégrader et broyer les aliments.

À la sortie de l’estomac, les aliments prédigérés (on parle de chyme) continuent à être dégradés dans l’intestin par les sucs digestifs provenant du pancréas et de la vésicule biliaire. Les nutriments traversent la paroi de l’intestin et circulent dans le sang pour être utilisés par l’organisme.

Le système neurovégétatif ou système nerveux autonome gère la maintenance des éléments de l’appareil digestif (tube digestif et glandes digestives) ainsi que l’assurance de la fonction digestive, en dehors de notre conscience. C’est le système nerveux qui reconnaît une composante qui est accélératrice du fonctionnement du système digestif, et l’autre au contraire a tendance à le ralentir.

C’est lui qui commande au « péristaltisme » : il s’agit de la progression des aliments du pharynx jusqu’au rectum.

Ce phénomène physiologique est un mécanisme spontané du tube digestif, commandé par le système nerveux. Sans péristaltisme, le brassage des aliments et l’absorption des nutriments (des éléments contenus dans les aliments) sont impossibles.

Les organes creux du système digestif sont entourés de muscles qui permettent à leur paroi de se contracter : les mouvements de ces parois font progresser les liquides et les aliments mais effectuent aussi un mélange de ce bol alimentaire dans chacun des organes concernés.

Ce sont ces mouvements caractéristiques de l’œsophage, de l’estomac et de l’intestin qui constituent le péristaltisme. Le muscle de l’organe concerné se rétrécit puis propulse la portion de nourriture lentement vers la suite du tube digestif.

Normalement, ces deux composantes agissent en harmonie pour régler l’alternance des périodes de travail et de repos de l’appareil digestif.

Mais il arrive que le stress notamment vienne perturber ce beau système !

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Comment faire face au stress quand on souffre d’une maladie chronique ?

Comment faire face au stress quand on souffre d’une maladie chronique ?

Bonne question, non ?

 

Tout d’abord, définissons ce qu’est le stress

 

Qu’est-ce que le stress ?

Il s’agit d’un mot anglais qui vient du latin « stringere« , qui signifie « serrer ».

On fait allusion à la situation de pression, de contrainte.

C’est un processus complexe comprenant la réponse physiologique, biologique et psychologique de l’individu soumis à une agression, une menace, une contrainte physique ou psychique, une situation imprévue traumatisante.

Après la phase d’alerte où les mécanismes de défense sont mis en jeu, s’en suit une phase d’adaptation ou de résistance.

La phase d’épuisement qui fait suite dans le cas où l’agent stresseur perdure dans le temps, intervient lorsque le stress est devenu chronique.

 

Stress aigu et stress chronique

Le stress aigu est une réaction immédiate, non réfléchie, vécue avec intensité, afin de faire face à un événement soudain et perçu comme une potentielle menace.

Cela correspond par exemple au comportement dangereux ou menaçant d’une personne ou d’un animal. Si jamais une voiture déboule sur vous et risque de vous rouler dessus, vous allez tout de suite avoir un réflexe de survie en vous écartant rapidement !

Le stress aigu n’est pas nécessairement mauvais puisqu’il stimule la sécrétion d’hormones qui nous aident à gérer la situation, suite à l’action des hormones du stress.

Le stress chronique découle de l’exposition prolongée et répétée à des situations qui nous font sécréter les hormones du stress. Le stress chronique est mauvais pour la santé, il nous affaiblit. Notre système de réponse au stress n’est pas fait pour être activé constamment. À la longue, il peut même mener à l’épuisement de l’organisme.

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